La Calotte

 

Histoire:

Nombreuses sont les versions historiques de la genèse de la calotte. Certaines font preuve d'esprit scientifique, d'autre sont fantaisistes ou tiennent de la légende. L'on a voulu ici faire le tri, éliminer ce qui historiquement n'est pas plausible et retenir les arguments de poids sur lesquels il sera possible de fonder un historique valable du couvre-chef estudiantin qui est le nôtre. Cela est nécessaire pour comprendre l'esprit qui est celui du calotté, n'en pas faire d'interprétations douteuses ni en trahir les traditions.


Le contexte des origines:

L'Université Catholique de Louvain, disparue en 1817 est ressuscitée dès 1832 à l'instigation des nouveaux évêques belges. Cette décision est approuvée par un bref du pape Grégoire XVI, le 13 décembre 1833.

Les étudiants de cette époque ne portent aucun signe distinctif de leur qualité académique. La plupart sont de riches bourgeois ou des aristocrates qui viennent passer le temps agréablement, loin de leur famille et des contraintes qui y sont liées. C'est alors le temps béni des universitaires, issus de l'élite, insouciants des études, guindailleurs et joueurs, qui partent en roulades interminables ou s'écroulent dans les rues après quelques concours de boissons fortes. Dès la rentrée académique, les petits nouveaux, les béjaunes, ont à subir des épreuves d'initiation, un baptême tel qu'il se pratiquait déjà au moyen âge et tel qu'il se pratique encore aujourd'hui. Cette époque est sans aucun doute l'âge d'or de la guindaille et son esprit hante encore toute les comas de qualité.

Dans la seconde moitié du XIXe S., l'effectif des d'étudiants prend de l'ampleur et, bientôt, le besoin se fait ressentir de marquer la différence d'état par la tenue vestimentaire entre l'étudiant et l'habitant de la ville universitaire. Dans les autres facultés du pays (Liège, Bruxelles et Gand), les étudiants expriment la même volonté de se distinguer du peuple et de la vie active. Ce besoin accouche en 1877, lors d'un colloque général des étudiants belges, du képi d'Oxford sorte de casquette assez proche du chapska des lanciers français du second Empire.

On ne trouve aucune mention ni aucune représentation de cette coiffure à l'Université de Louvain. Le couvre-chef ne semble pas avoir eu de succès. Mais cette coiffure, débarrassée des ornementations, est peut-être à l'origine de la penne.

Vers 1880, les étudiants de l'UCL décident de se trouver une coiffe' particulière et digne de leur fierté. C'est ainsi qu'ils adoptent une autre casquette surnommée la crapuleuse. !

Il s'agit d'un képi noir ou bleu marine, à visière courte sur laquelle repose un cordon sombre. Comme sur la penne actuellement, des armes et symboles permettent de distinguer la faculté et la spécialité de l'étudiant. On y porte déjà des étoiles pour marquer l'ancienneté.

La crapuleuse a coexisté quelque temps avec la toque. Elle fut abandonnée après la première guerre mondiale. Elle était devenue, dans une période où la population de l'UCL avait beaucoup changé!, la coiffe de l'étudiant rouleur et guindailleur à l'ancienne.
Les nouvelles générations, confrontées aux problèmes linguistiques, avaient en effet opté, dès le début du XXe $., soit pour la coiffe flamande!, soit pour la toque d'astrakan, chez les étudiants wallons.
Celle-ci existe alors depuis une vingtaine d'années, mais elle n'a eu d'écho important que depuis la fin des années 1890.

 

La création:

Quant au choix et à la création même du couvre-chef, il faut se reporter à l'histoire militaire.
En 1860, Lamorcière et le comte Xavier de Mérode créent à l'imitation des zouaves français, le corps des zouaves pontificaux afin de défendre les Etats du Pape Pie IX. En 1867, la hiérarchie militaire décide d'un couvre-chef de grande tenue pour ces zouaves:

« Le 17 avril 1867, il fut adopté pour le corps une coiffure de grande tenue, sorte de colback en faux astrakan de laine noire, sans visière, à calot de drap rouge; une courte fourragère, terminée par un gland pendant à droite, le tout en laine rouge en faisait le tour. Sur le devant, une plaque en cuivre découpée, représentant la tiare surmontant les clés croisées. Pompon aux couleurs papales. (Jaune au milieu), flamme de crins blancs dans une tulipe de cuivre (..) Pour les officiers, le colback était en véritable astrakan et le calot portait un nœud hongrois en soutache d'or. Lafourragère était en or et la plaque d orée. »

On sait, par ailleurs, que des étudiants louvanistes se sont enrôlés dans le corps pontifical sous l'impulsion du clergé influant et notamment du baron U. d'Ukegem d'Acoz. Et, lorsque Victor-Emmanuel II prend possession de Rome le 20 septembre 1870, on compte encore une bonne dizaine d'étudiants belges dans les rangs papaux. Si ce combat ne fut pas victorieux, les zouaves pontificaux marquèrent cependant de leur nom les combats acharnés pour défendre le Saint- Siège. On retrouve aussi leur trace à la bataille de Loigny Où, sous le commandement de Gaston de Sonis, ils s'illustrèrent contre les troupes prusses.

Les jeunes belges ont probablement réintégré leurs académies avec dans leurs bagages ou même sur leur tête, en signe de gloire et d'engagement catholique, le chapeau distinctif de leur corps armé.

Le colback de zouaves pontificaux, l'objet qui allait engendrer la toque estudiantine est donc très certainement apparu à Louvain dans les années 1870.

Il faut dès lors émettre une hypothèse, probablement invérifiable, mais néanmoins plausible: les créateurs de la calotte se sont inspirés du colback ou, du moins, ont réutilisé cette coiffe en la dépouillant de ses galons et plumets inutiles pour en faire le couvre-chef de l'étudiant catholique.

Ceci est d'autant plus vraisemblable que le nom même du nœud hongrois - un des éléments les plus probants de la filiation matérielle du chapeau en tant qu'objet - s'est transmis dans le milieu estudiantin sous l'appellation de croix papale, ce qui est incorrect. Cela montrerait que la tradition a conservé les traces de la création originelle.
Par ailleurs, quel signe plus glorieux aurait-on pu choisir que la coiffe du soldat papal dont le nom était devenu synonyme de courage et de vertu catholique?

Les véritables confectionneurs de la toque sont Th. Braun et A. Thiéry, même si leurs noms ont été éclipsés par celui de Edmond Carton de Wiart. La date de création est incertaine mais on peut lui donner pour terminus post quem la prise de Rome en 1870 et pour limite ad quem 1884, l'année où la toque est attestée à Gand.

Précisons bien que le couvre-chef était alors appelé toque et non calotte. Cette dernière appellation provient plus que certainement des railleries des libéraux, en référence à la calotte du haut-clergé catholique. Et ce sobriquet par la haine inventé fut ramassé dans la boue pour devenir l'emblème des louvanistes.

Ce n'est que vers 1894-1895, au sein de la Société Générale Bruxelloise des Etudiants Catholiques, qu'un jeune homme, peut-être Edmond Carton de Wiart, décide, sur une boutade, de créer « un ordre de la calotte» qui débouchera en janvier 1895 sur la fondation de l'Ordre Souverain de la Calotte.

La calotte est donc née dans les années 1880 à Louvain; elle fut rapidement présente à Gand alors qu'elle est évoquée à Liège en 1898.

 

Edmond Carton de Wiart:

On a tenu longtemps le jeune Carton de Wiart, pour l'inventeur de la calotte. Il faut refuser définitivement cette hypothèse.
Il aurait été le créateur de l'O.S.C., mais rien n'est moins sûr puisque les archives dudit ordre ne remontent pas si loin. On peut cependant l'admettre: en janvier 1895, Edmond Carton de Wiart, crée au sein de la Société Général Bruxelloise des Etudiants Catholique de l'Université de Louvain l'Ordre Souverain de la Calotte, destiné à récompenser les défenseurs des traditions catholiques, wallonnes et estudiantines.

Cependant, la toque n'a pas été appelée Calotte dès son origine. Il a donc fallu quelques temps entre la création de la toque et la fondation de l'Ordre Souverain de la Calotte en 1895 pour que le terme soit repris par les catholiques. La calotte n'a pas été crée simultanément avec l'OSC, mais après un temps relativement long où les ULBistes auraient fourbi leurs quolibets vis-à-vis des catholiques.
Or, le futur secrétaire de S.M. Léopold II est né en 1876, il était donc âgé de 18 ans à la rentrée académique de 1894. Même pour l'époque, il était trop jeune - fut-ce dans la vie estudiantine - pour avoir être un homme si influent.

Par ailleurs, d'après certaines sources, le calot de la toque se portait noir à Bruxelles. Or, s'il est une certitude que la calotte est issue du colback à calot rouge sombre (comme à Louvain), elle ne peut avoir été créée par un Bruxellois, sinon le calot de Bruxelles serait celui d'origine.

 

Le soli-deo:

Le soli-deo serait la calotte hémisphérique que portent les clercs. Si ce bonnet a put être à l'origine du terme dont on a affublé la toque, il n'a aucun lien de parenté avec la calotte estudiantine; non seulement parce que la forme même du chapeau en est trop éloignée, mais surtout à cause du respect des étudiants catholiques vis-à-vis du clergé qui aurait interdit de dévoyer un vêtement ecclésiastique.

 

Le Chapeau des Révolutionnaire de 1830:

Le musée de l'armée et les peintures d'époque nous montrent des révolutionnaires bruxellois coiffés d'un bonnet ressemblant à un colback. Certains y ont vu un symbole fort de l'identité brabançonne et belge qui aurait pu être à l'origine de la Calotte. L'idée est plaisante, mais quelques objections de taille en font une légende à garder au rebus.
Il faut d'abord noter l'éloignement des dates (1830-1880). Ensuite il faut signaler que ce bonnet n'a rien de commun avec la calotte: les bord d'astrakan sont très larges et la couronne est coiffée d'un cône de drap rouge vif qui retombe sur le côté et au bout duquel un gland rouge est cousu. La comparaison avec le colback des zouaves ne permet aucun doute sur l'évidente proximité de ce dernier avec la calotte, au détriment flagrant du cousin flamand du bonnet phrygien!

Le dernier argument, et non des moindres, concerne les affinités entre
révolutionnaire brabançon et université. Si l'on considère le fonctionnement de l'université avant notre glorieuse période de libéralisme absolu, il est difficile d'imaginer que la toque se soit répandue dans le milieu étudiant sans l'approbation - au moins tacite - du corps professoral et dirigeant. Or, il apparaît clairement que ces derniers n'étaient pas du tout favorables au mouvement libéral et démocratique qui portait la révolution belge. Le Sénat Académique se vit même contraint de sévir contre certains étudiants trop engagés.

L'idée de reprendre un bonnet qui ne reflétait pas les tendances profondes de l'université et qui de surcroît était l'attribut du peuple et non celui des classes aisées qui fréquentaient les auditoires, paraît bien saugrenue. C'est donc sans crainte qu'il faut éliminer le bonnet révolutionnaire belge des ancêtres de la calotte.

 

De 1895 à nos jours:

A l'origine, la toque était portée par tous les étudiants sans distinction et sans rapport avec la guindaille. Elle devint vite cependant le symbole de l'élitisme catholique wallon et dut faire front d'une part aux ULBistes et d'autre part, dès après la guerre de 14-18, aux flamingants. C'est probablement ce qui explique que la calotte ait été dissociée du baptême: porter une calotte signifiait un réel engagement dans l'esprit calotin francophone alors que porter la flatte flamande supposait une action idéologique opposée. De nombreux guindailIeurs ne portaient donc pas la calotte parce qu'ils n'avaient aucun souci des querelles allumées par les extrémistes.

Dès le début du XXe S, la calotte s'est répandue à l'ensemble des institutions scolaires du territoire belge, aux universités catholiques comme aux collèges de provinces. On portait la toque dès la sixième secondaire - aujourd'hui la première humanité - avec un nombre de six étoiles qui allait décroissant au fur et à mesure des années. Arrivé à l'université, on remettait les étoiles inversement. Ainsi adoptée par un grand nombre, l'ornementation et les couleurs du chapeau varièrent d'un endroit à l'autre et, dans beaucoup de lieux, des particularités apparurent qui fondèrent le folklore si diversifié et si riche de la calotte universitaire et non universitaire.

La calotte continuera d'être portée par de nombreux étudiants et élèves jusque dans l'après-guerre. Elle tombera progressivement en désuétude pour être abandonnée par la plupart des institutions dans les années 1960. Seules les facultés universitaires catholiques (de l'UCL, de Gand, les FUSL et FNDP) l'ont conservée comme objet de folklore. La calotte cependant a repris de la vigueur après l'implantation le l'UCL sur le site de Louvain-la-Neuve dans les années 1970 et lors de la célébration du centième anniversaire en 1995.

Aujourd 'hui:

La calotte est devenue le couvre-chef des étudiants catholiques et guindailleurs, elle symbolise une volonté d'approfondir la connaissance du folklore et des traditions estudiantines. Elle est aussi devenue le réceptacle des signes de l'évolution tant guindaillesque que personnelle du titulaire.
Si seuls des étudiants guindailleurs portent encore une calotte régulièrement, c'est probablement que le milieu de la guindaille s'est imposé à lui-même des règles et un folklore qu'il a fait perdurer jusqu'à nous, en dehors des tourments de la vie civile. C'est dans ce folklore que nous devons puiser sans fin pour qu'au delà de nous, l'allégresse de l'esprit calotin fasse encore guindailler de nombreuses générations d'étudiants.

 

L'Ordre Souverain de la Calotte - OSC (1895)

Ordre national le plus "ancien" et le plus prestigieux du pays. Il rassemble les étudiants qui s'occupent d'une œuvre caritative, ceux qui mettent l'idéal catholique en application dans leur vie universitaire, ceux qui jouent un rôle apaisant ou de concorde dans la vie journalière de leur association, ceux qui tendent à promouvoir le port correct de la calotte. Il est dirigé par un directoire appelé "Conseil de la Calotte".

Font partie du directoire:

· l'Union Royale des Etudiants Catholiques de Liège (1873); représenté par L'Emeraude : association regroupant les calotins de l'Ordre du Toré et de l'Ordre du Grand Séminaire à Liège . ULG

· L'Association Royale Générale des Etudiants Catholiques de Gand (1880); appelé aussi La Gé ou KAKS (Koninklijke Algemene Katolieke Studenten Vereniging) de la Rijks Universiteit Gent.

· L'Association Royale des Etudiants Catholiques d'Anvers (1881); appelé KASK (Koninklijke Antwerpse Studentenkring van Leuven ).

· L'Association Royale des Etudiants Catholiques de Malines (1888); appelé aussi KMKS (Koninklijke Mechelse Katholieke Studentenkring) ou encore La Malinoise.

· La Fédération Wallone des Etudiants de Louvain (1902) ; appelé La Fédé.

· L'Association Royale des Etudiants Catholiques des Flandres Orientale et Occidentale (Koninklijke Oost en Westvlaamse Kring Leuven) (1922); appelé La Vla-Vla :

· Le Cercle des Etudiants Ingénieurs de l'Ecole Centrale des Arts et Métiers (1921) dit : La Vulcania : cercle des calottés de l'ECAM à Bruxelles.

· L'Ordre Académique de Saint Michel (1937): ASMO de Bruxelles association royale.

· L'Ordre Studentyssime Vénérable et trez Magnyfyque de François Villon de Montcorbier (1948).

· Le Cercle des Etudiants de l'Institut Catholique des Hautes Etudes Commerciales(1953) : cercle des étudiant de l'ICHEC à Bruxelles.

· L'Ordre Académique de Saint-Louis (1980) : SLMPO représente les étudiants calottés des Facultés Universitaires Saint Louis à Bruxelles.

· La Confrérie des Dignitaires de l'Ordre de Saint Aubain (1984) : CDOSA représente les étudiants calotins des Facultés Notre Dame de la Paix à Namur

· Les étudiants calottés des facultés de Médecine, de Pharmacie et de Dentisterie de l'UCL de Woluwé, représenté par une association regroupant l'Ordre Académique de Martin V (1989) et l'Ordre des Disciples de Saint Luc.

· Le Concile des Ordres de Louvain-la-Neuve U.C.L. regroupant l' Academicus Neo Lovaniesis Ordo ( A.N.L.O.), l'Academicus Sanctae-Barbae Ordo (A.S.B.O.), le Lovaniensis Scientificus Ordo (L.S.O.), Le Philéas, ....

 

Commen lire une calotte:

Lors de la lecture d'une calotte, un certain ordre de lecture doit être respecté:

- Commencer par le noeud hongrois ou croix papale ou crescat qui se trouve sur le sommet de la calotte et représente les quatre éléments, les quatre points cardinaux, deux symboles d'infini,... ( Pour la petite histoire, cela vient du couvre chef des zouaves pontificaux)

- Ensuite, vient le calot (c'est le sommet de la calotte) dont la couleur varie selon la ville où la calotte est passée:

Couleur lie de vin: Leuven, Louvain-la-Neuve, Namur, Bruxelles, Charleroi, Mons, Virton et Tournai
Couleur verte : Liège
Couleur blanche (percé de part en part): Gand
Couleur rouge : Anvers

-Dessous, se trouve la couronne (théoriquement) faite d'astracan (peau d'agneau mort né) ou de peau de léopard si le calotté est né ou a vécu plus d'un an en Afrique; c'est sur celle-ci que se placeront les insignes et bandes facultaires.

-Vient après, la lecture du croisillon qui se trouve à l'avant de la calotte et se lit comme suit:

Couleurs nationales: noir, jaune et rouge... l'origine des trois couleurs, à part la version "école primaire" sur le deuil etc, c'est quand il a fallu trouver des couleurs nationales, on a pris celles qui revenaient le plus dans les blasons des provinces.
Couleurs de la ville ou de l'endroit (université, école ou ordre) où on passe sa calotte (croisant avec les couleurs nationales):

- Gand: Blanc-Noir
- Leuven: Bleu-Blanc
- Bruxelles: Rouge-Vert
- Liège: Couleurs de province et de fac
- Louvain-la-Neuve: Bleu-Blanc
- Namur: Rouge-Noir (A namur on a les couleurs de la province et pas de la ville)
- Charleroi: Noir-Blanc
- Mons: Rouge-Blanc

Insigne distinctif du lieu de passage superposé aux deux bandes (exemples: Namur FUNDP : Couronne UCL: bande papale (Jaune-Blanc placé horizontalement) ;…)

-Ensuite, on lit le lieu de passage de la calotte qui s'écrit sur le quart avant droit de celle-ci, le nom de l'université ou de l'école se trouvant au dessus (si celle-ci a été passée à plusieurs endroits, l'ordre chronologique des passages se lit en partant du croisillon).

-Juste derrière ces lettres, se place le chiffre de l'année de passage de la calotte (ou, à Namur, la génération de calotte)

- La suite se déroule de l'autre côté, le quart avant gauche où se trouvent les étoiles (c'est ici que ça se complique):

Les étoiles se lisent en partant du croisillon (la première année correspondant donc à l'étoile la plus à l'avant de la calotte),
Les étoiles doivent toujours être alignées dans l'ordre chronologique des années correspondantes,
Une étoile dorée représente une année entamée pour la première fois et une étoile argentée représente une année REcommencée (sauf à Liège où l'étoile d'une année ratée est remplacée directement par une étoile argentée),(Il arrive aussi aux ingénieurs de placer des boulons argentés pour réussi et doré pour recommencé)
Les étoiles doivent être mises en rapport avec les bandes facultaires correspondantes (voir plus bas); un fond de couleur sous l'étoile signifie un changement de faculté et renvoit toujours à une bande facultaire de même couleur,
Les étoiles ne peuvent pas se placer l'une au-dessus de l'autre sauf dans deux cas précis: le cumule de deux années ou la réalisation de plusieurs années dans différentes facultés en même temps (extrêmement rare)

-En même temps que les étoiles, on doit lire les bandes facultaires comme suit:

La première bande facultaire (correspondant à la première année effectuée) doit se placer à l'opposé du croisillon (au milieu de la face arrière de la calotte), elle sera recouverte du caducée facultaire

Deux possibilités s'offrent alors pour les éventuelles autres bandes facultaires ultérieures:

   -S'il y a eu changement de faculté, la seconde bande chevauchera la première sur un tiers de sa largeur (du coté des étoiles), recouverte du caducée facultaire
   -En cas de cumul, la deuxièmme bande facultaire se placera à coté de l'ancienne sans la chevaucher (toujours du coté des étoiles et avec le caducée facultaire).

Viennent ensuite les décorations d'ordres (à l'arrière, du côté des étoiles), les insignes personnels (à l'arrière de l'autre côté): insignes de la régionale, insignes décernés,.....(théoriquement pas n'importe quoi: la tétine de votre petite sœur n'y a pas sa place ni la photo de Pamela Anderson).

Il existe également à Namur un jardin secret ( l'intérieur de la calotte) mais, s'il faut le savoir, il est néanmoins interdit d'y regarder sous peine de .....(vous verrez bien par vous-même)

 

Les bandes facultaires:

Facultés
Matières
Couleurs
Insignes
Droit satin bordeaux balance
Economie satin jaune laur ier
Commercial satin orange caducé d'Hermes
Philosophie satin gris soleil
Philo germanique satin gris soleil
Philologie romane satin gris tête de Périclès
Histoire satin gris tête de Minerve
Théologie satin mauve livre ouvert (alpha-oméga)
Ingénieur Civil satin bleu foncé marteau,compas, et piolet
Ingénieur Industriel satin mauve et noir bobine et éclairs
Mathématiques satin violet pi
Chimie satin violet alambic
Géographie satin violet globe
Géologie satin violet 2 piolets
Biologie satin violet symboles des sexes
Agronomie satin vert charrue
Pharmacie velours vert caducé sur coupe
Médecine velours rouge caducé
Dentisterie velours rouge molaire
Kiné & Sport velours rouge insigne olympique
Vétérinaire velours violet tête de cheval
Paramédical velours rose ciseaux (infirmière)

 

La partie avant-gauche:

Les années d'études universitaires:
étoile dorée année réussie ou la première
étoile argentée année bissée
tête de mort échec aux partiels
tête de mort avec fémurs échec total avec arrêt
tête de vache échec total mais rattrapé en septembre
palme simple en dernière année de cycle (licence)
palme double diplôme obtenu pour un cycle (licence, licence spéciale, doctorat)
Les humanités:
Options de l'année de l'obtention du diplôme des secondaires :
latin-grec lampe d'Aladin entourée de six mini-étoiles
latin casque romain
mathématiques phi
sciences epsilon
math-sciences phi-epsilon

 

La partie arriere-droite: Les symboles:

Pour tous les insignes, seules les personnes ayant autorité peuvent décerner un symbole ( parrain, membre d'un comité estudiantin, d'une corporation ou d'un ordre) et ce uniquement pour des faits reconnus de la vie universitaire.

 
Insigne Signification Emplacement sur la calotte en la regardant de face
Abeille Travail assidu dans une corporation estudiantine Arriè droit
Aigle germain Philologie germanique Bande facultaire
Ancre Amour de la navigation Arrière droit
@ Webmaster d'un site d'étudiant Sur l'étoile de l'année
Bacchus doré Sur le tonneau : roi des bleus (bleuettes)
Renversé : vice-roi des bleus (bleuettes)
Sur l'étoile de l'année
Bacchus doré Dignité dans l'ivresse et amour de la dive bouteille Arrièdroit
Bacchus argenté Vice-roi des bleus (bleuettes) Sur l'étoile de l'année
Ballon et cornu Assistant ou jobiste en labo Arrière droit
Bouteille de vin Grosse cuite Arrière droit
Bouteille de champagne Coma éthylique Arrière droit
Bourse Trésorier d'une corporation estudiantine Sur l'étoile de l'anneée
Casque romain Humanités latines Avant gauche
Carotte Relation hétérosexuelle en guindaille Jardin secret
Cartes à jouer Joueur Arrière droit
Cerf Ardeur sexuelle Arrière droit
Chaînette dorée Marié Sur le velours
Chaînette argentée Fiancé Sur le velours
Chameau Sur ses pieds : coeur à prendre Arrière droit
Chameau renversé Coeur pris Arrière droit
Châssis à molette Carolo Avant droit
Chauve-souris Nuit blanche en guindaille Arrière droit
Chope Amour de la bière Arrière droit
Chouette Vie nocturne Arrière droit
Ciseaux Rasé (1) ou tondu (2) Sur l'étoile de l'année
Ciseaux Rasé (1) ou tondu (2) Sur l'étoile de l'année
Clé Gardien des biens d'une corporation estudiantine (souvent le trésorier) Sur l'étoile de l'année
Cochon sur pattes Baptiseur Avant droit
Cochon renversé Baptisé Arrière droit
Coq français Grande gueule Arrière droit
Coq Wallon Wallon Avant droit
Coq (grand) Français Arrière droit
Couronne dorée Etudiant à Namur Avant centre, sur les bandes
Couronne dorée Président d'une corporation estudiantine Sur l'étoile de l'année
Couronne argentée Vice-président d'une corporation estudiantine Sur l'étoile de l'année
Crabe Lenteur dans les études Arrière droit
Dé à jouer Joueur Arrière droit
Doudou Montois Avant droit
Ecureuil Junior entreprise Arrière droit
Epée Fin baiseur Arrière droit
Epée Jardin secret complet Avant droit
Epi de blé Radin Arrière droit
Epi de blé et faucille Chanceux aux examens Arrière droit
Epsilon Scientifique en humanités Avant gauche
Escargot Lenteur dans les tâches Arrière droit
Escargot Namurois Avant droit
Etoiles (petites) autour d'une lampe à huile Gréco-latines en humanités Avant gauche
Etoiles rouges Années d'études supérieures à l'étranger Avant gauche
Fer à cheval Chanceux Arrière droit
Feuille de vigne Dépucelé en guindaille Arrière droit
Flèche Ejaculateur précoce Arrière droit
Fleur de Lys Scout ou royaliste Arrière droit
Fleur de Lys Tournaisien Avant droit
Girafe Vantard Arrière droit
Girafe à l'endroit Fidèle Arrière droit
Girafe à l'envers Infidèle Arrière droit
Gazelle Rapide à l'à-fond Arrière droit
Gille de Binche Binchois Avant droit
Grappe de raisin Amour du bon vin Arrière droit
Grappe de raisin Perte de la virginité Arrière droit
Grenouille Président ou comitard de cercle Sur l'étoile de l'année
Homard Mène grand train de vie Arrière droit
Kangourou Grand dragueur qui conclut à chaque soirée Arrière droit
Koala S'endort quand il est saoûl Arrière droit
Lampe à huile entourée de petites étoiles Humanités gréco-latines Avant gauche
Lime Gros baiseur Arrière droit
Lion Flamand ou patriote Arrière droit
Livre et plume Amour des lettres Arrière droit
Livre et plume Secrétaire d'une association estudiantine Sur l'étoile de l'année
Lyre Amour de la musique Arrière droit
Mains qui se serrent Amitié Arrière droit
Manneken-Pis Bruxellois Avant droit
Navet Sodomie en guindaille Jardin secret
Nounours Gros dormeur Arrière droit
Papillon Hâte dans les études Arrière droit
Palme simple En fin de cycle Sur l'étoile de l'année
Palme double Diplômé du cycle Sur l'étoile de l'année
Pachyderme (éléphant) Humour peu raffiné Arrière droit
Palette vernie Amour de la peinture Arrière droit
Pendu Accaparé par sa belle (par extension : marié) Arrière droit
Perroquet Grande gueule qui bavarde en corona Arrière droit
Perron l-g Liégeois Avant droit
Phi-epsilon Mathématiques et sciences en humanités Avant gauche
Phi Mathématiques en humanités Avant gauche
Plume Amour des lettres Arrière droit
Poignard Censeur attitré Sur l'étoile de l'année
Poireau Fellation en guindaille Jardin secret
Poule Fille très chaude Arrière droit
Presse d'imprimerie Responsable d'un journal estudiantin Arrière droit
Puits à charbon Carolo Avant droit
Rose Dépucelée en guindaille Arrière droit
Sabot Amour du théâtre Arrière droit
Saint-Michel Bruxellois Avant droit
Sanglier ou hure Luxembourgeois Avant droit
Singe Gros blagueur Arrière droit
Singe du grand-garde Montois Avant droit
Sous troué Nuit passée au poste pour motif estudiantin (monnaie du pays) Arrière droit
Sphynx Polyglotte Arrière droit
Squelete sur les pieds Amour de l'anatomie du sexe opposé Arrière droit
Squelette renversé Amour de l'anatomie du même sexe Arrière droit
Squelette jambes ouvertes Amour de l'anatomie féminine Arrière droit
Squelette jambes fermées Amour de l'anatomie masculine Arrière droit
Taureau Liégeois Avant droit
Trèfle à quatre feuilles Chanceux Arrière droit
Tête d'indien Buffalo Arrière droit
Tête de loup Centrale ou chimacienne Avant droit
Tête de vache Deuxième session intégrale Sur l'étoile de l'année
Tour Tournaisien Avant droit
Zéro Saoûl avant minuit Arrière droit